Quand partir au Japon, des cerisiers aux érables

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Le Japon se dĂ©couvre avec les saisons, qui transforment profondĂ©ment les jardins, les villes et les montagnes. Entre la dĂ©licatesse des cerisiers au printemps et les couleurs profondes des Ă©rables Ă  l’automne, le bon moment dĂ©pend autant des paysages recherchĂ©s que de votre tolĂ©rance Ă  la foule, Ă  la chaleur et au budget.

Pour prĂ©parer ce voyage avec justesse, il faut regarder au-delĂ  d’une date idĂ©ale universelle. Un sĂ©jour Ă  Kyoto au dĂ©but d’avril ne raconte pas la mĂȘme histoire qu’une escapade sur l’üle de Yakushima en novembre, ni qu’un hiver lumineux face au mont Fuji. Le calendrier japonais invite Ă  choisir un rythme, une rĂ©gion et des plaisirs simples : un marchĂ© du matin, un sentier bordĂ© de mousses, un repas de saison ou un bain chaud aprĂšs une journĂ©e fraĂźche.

Peu de temps ? Voici l’essentiel :

Point clĂ© Ce qu’il faut retenir
Cerisiers Visez généralement la fin mars et le début avril pour Tokyo, Kyoto et Osaka, en gardant une marge car la floraison évolue avec la météo.
Érables PrivilĂ©giez octobre et novembre, avec un pic souvent observĂ© de mi-novembre Ă  dĂ©but dĂ©cembre autour de Kyoto et Nara.
Foule Évitez si possible la Golden Week, Obon et les fĂȘtes du Nouvel An, lorsque les dĂ©placements intĂ©rieurs sont particuliĂšrement denses.
Budget Septembre, février et novembre offrent souvent des vols plus modérés que juillet, août ou la pleine saison des sakura.

Quand partir au Japon pour admirer les cerisiers en fleurs

La floraison des cerisiers, ou sakura, demeure l’une des raisons les plus fortes de partir au Japon au printemps. Elle ne se limite pourtant pas Ă  une carte postale rose : elle reprĂ©sente un moment social trĂšs vivant, oĂč les habitants se retrouvent sous les arbres pour les pique-niques de hanami. Dans les parcs, les familles, collĂšgues et Ă©tudiants prennent place sur des bĂąches, partagent des bentos et profitent d’une beautĂ© volontairement Ă©phĂ©mĂšre.

Pour Tokyo, Kyoto, Osaka et Hiroshima, la fenĂȘtre la plus souvent recherchĂ©e se situe entre la derniĂšre semaine de mars et les premiers jours d’avril. Les premiĂšres fleurs apparaissent avant la pleine floraison, puis les pĂ©tales commencent Ă  tomber environ une semaine plus tard. Il serait donc imprudent de rĂ©server un voyage uniquement pour une journĂ©e prĂ©cise : prĂ©voyez plutĂŽt quatre Ă  six jours dans une mĂȘme rĂ©gion afin d’augmenter vos chances d’arriver au bon moment.

Le calendrier varie fortement selon la gĂ©ographie. Au sud, Ă  Okinawa, les cerisiers peuvent fleurir dĂšs janvier ou fĂ©vrier. À l’inverse, Hokkaido connaĂźt son apogĂ©e plus tard, souvent vers la fin avril ou le dĂ©but de mai. Cette progression du sud vers le nord permet de construire un itinĂ©raire plus souple. Un voyageur qui manquerait les fleurs Ă  Kyoto peut, par exemple, prolonger vers Sendai ou Sapporo si son sĂ©jour le permet.

Choisir la bonne ville pour les sakura sans courir aprĂšs le calendrier

Tokyo offre une expĂ©rience urbaine trĂšs accessible, notamment au parc d’Ueno, le long de la riviĂšre Meguro ou dans les jardins de Shinjuku Gyoen. L’atmosphĂšre y est intense, avec de nombreux visiteurs, mais les transports facilitent les dĂ©placements. Kyoto apporte une dimension plus contemplative : le chemin des Philosophes, le parc Maruyama et les abords de certains temples composent des scĂšnes plus traditionnelles, Ă  condition de se lever tĂŽt.

Pour un sĂ©jour moins exposĂ© Ă  la densitĂ© touristique, Kanazawa, Okayama ou Hirosaki constituent d’excellentes alternatives. Hirosaki, dans la prĂ©fecture d’Aomori, est particuliĂšrement rĂ©putĂ©e pour son chĂąteau entourĂ© de milliers de cerisiers. Les pĂ©tales qui flottent sur les douves crĂ©ent un spectacle dĂ©licat, mais le dĂ©calage saisonnier impose souvent de s’y rendre plus tard qu’à Tokyo.

Claire et Matteo, un couple fictif voyageant douze jours, peuvent ainsi Ă©viter une erreur classique : rester trois nuits seulement Ă  Kyoto en espĂ©rant une pleine floraison parfaite. Un itinĂ©raire plus serein prĂ©voirait Tokyo, Kyoto et Kanazawa, avec des jardins et des quartiers intĂ©ressants mĂȘme si les bourgeons sont en avance ou en retard. Le Japon mĂ©rite toujours le voyage : les pruniers, les glycines, les jardins secs et les repas de printemps ont eux aussi beaucoup Ă  raconter.

  • RĂ©servez les hĂ©bergements prĂšs des gares plusieurs mois Ă  l’avance pour la pĂ©riode des sakura.
  • Consultez les prĂ©visions de floraison deux Ă  trois semaines avant le dĂ©part, sans les considĂ©rer comme une garantie absolue.
  • Visitez les lieux cĂ©lĂšbres dĂšs l’ouverture, surtout Ă  Kyoto et Tokyo.
  • Gardez un aprĂšs-midi sans programme : un parc de quartier peut offrir une expĂ©rience plus authentique qu’un site trĂšs mĂ©diatisĂ©.

Le printemps affiche gĂ©nĂ©ralement des tempĂ©ratures agrĂ©ables, souvent comprises entre 15 et 25 °C dans les grandes villes, mais les soirĂ©es restent fraĂźches. Une veste lĂ©gĂšre, des chaussures qui supportent la marche et un petit parapluie sont des alliĂ©s plus utiles qu’une valise trop chargĂ©e. Mars et avril connaissent aussi des Ă©pisodes pluvieux, ce qui demande une certaine souplesse dans l’organisation des visites.

Pour les cerisiers, le meilleur choix n’est pas une date figĂ©e : c’est un itinĂ©raire assez souple pour accueillir la mĂ©tĂ©o et la beautĂ© du moment.

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Quand partir au Japon pour voir les érables rouges en automne

L’automne est souvent la saison la plus Ă©quilibrĂ©e pour un premier voyage au Japon. Les chaleurs humides de l’étĂ© s’éloignent, l’air devient plus net et les jardins se parent de rouges, d’orangĂ©s et de jaunes. Le phĂ©nomĂšne du kƍyƍ, qui dĂ©signe le changement de couleur des feuillages, attire les amateurs de paysages autant que les cerisiers au printemps, avec une ambiance gĂ©nĂ©ralement plus calme et plus chaleureuse.

Dans les rĂ©gions centrales, octobre lance progressivement la saison, tandis que novembre concentre les couleurs les plus recherchĂ©es. Kyoto, Nara, Osaka et Tokyo atteignent frĂ©quemment leur meilleur visage entre la mi-novembre et le dĂ©but dĂ©cembre. Les zones de montagne, plus fraĂźches, rougissent bien avant : Nikko, les Alpes japonaises ou certaines parties de Nagano peuvent ĂȘtre magnifiques dĂšs octobre.

La force de cette pĂ©riode tient Ă  la diversitĂ© des paysages. LĂ  oĂč les cerisiers imposent une fenĂȘtre brĂšve, les feuillages d’automne autorisent davantage de nuances et de dĂ©placements. Les Ă©rables japonais, les ginkgos dorĂ©s et les forĂȘts de hĂȘtres ne changent pas tous en mĂȘme temps. Un itinĂ©raire de deux semaines peut suivre les couleurs depuis les reliefs vers les villes, sans donner l’impression de poursuivre un Ă©vĂ©nement qui disparaĂźt trop vite.

Kyoto et Nara : profiter des momiji avec méthode

Kyoto est un choix magnifique, mais il faut accepter que novembre soit aussi une pĂ©riode trĂšs frĂ©quentĂ©e. Les temples Eikan-dƍ, Tƍfuku-ji et Kiyomizu-dera attirent des foules considĂ©rables lorsque les Ă©rables sont au sommet de leur flamboyance. L’astuce consiste Ă  privilĂ©gier les premiers crĂ©neaux de la journĂ©e, ou Ă  choisir des quartiers moins saturĂ©s, tels qu’Ohara, Takao ou les collines situĂ©es Ă  l’ouest de la ville.

Nara mĂ©rite au moins une journĂ©e complĂšte. Son parc, ses daims et les grands bĂątiments de bois offrent une autre maniĂšre d’observer la saison. Le contraste entre les feuilles rouges, les mousses vertes et les toits sombres donne aux promenades une profondeur particuliĂšre. Un simple dĂ©jeuner de soba chaud, pris aprĂšs une marche dans un jardin, devient alors une vĂ©ritable expĂ©rience de voyage.

Pour qui apprĂ©cie les dialogues entre cultures culinaires, l’automne est Ă©galement une pĂ©riode idĂ©ale : champignons, chĂątaignes, patates douces et poissons grillĂ©s apparaissent dans les menus. Cette attention japonaise aux produits du moment fait Ă©cho Ă  une cuisine de terroir attentive aux gestes et aux rĂ©coltes. Certaines associations contemporaines inspirent d’ailleurs une cuisine fusion entre l’Italie et le Japon, oĂč l’umami et la simplicitĂ© des ingrĂ©dients trouvent naturellement leur place.

Le temps peut ĂȘtre trĂšs agrĂ©able, avec des journĂ©es douces et des ciels dĂ©gagĂ©s, surtout en novembre. Il faut toutefois prĂ©voir plusieurs couches de vĂȘtements. Le matin et le soir, particuliĂšrement en montagne, la fraĂźcheur s’installe vite. Un manteau lĂ©ger, une Ă©charpe et des chaussures Ă  semelles confortables restent les bons rĂ©flexes pour marcher longtemps sans se presser.

Les illuminations nocturnes organisĂ©es par certains temples constituent une expĂ©rience spectaculaire, mais elles sont rarement secrĂštes. Pour Ă©viter de perdre une heure dans une file, rĂ©servez lorsque cela est proposĂ© et alternez un site cĂ©lĂšbre avec une balade gratuite le long d’une riviĂšre ou dans un jardin municipal. Le voyage gagne en qualitĂ© lorsque le programme laisse de la place Ă  l’imprĂ©vu.

L’automne japonais rĂ©compense les voyageurs qui ralentissent : un jardin peu connu Ă  la bonne lumiĂšre vaut souvent davantage qu’un temple surchargĂ©.

Quand partir au Japon selon la mĂ©tĂ©o, de l’hiver Ă  l’étĂ©

RĂ©duire le Japon au printemps et Ă  l’automne serait passer Ă  cĂŽtĂ© de deux saisons trĂšs diffĂ©rentes, chacune avec ses avantages. L’hiver convient aux voyageurs qui aiment les villes plus calmes, les bains thermaux et les panoramas nets. L’étĂ© sĂ©duit davantage les amateurs de festivals, de randonnĂ©es en altitude et d’ambiances populaires, Ă  condition de composer avec une chaleur parfois Ă©prouvante.

De dĂ©cembre Ă  fĂ©vrier, les tempĂ©ratures sont fraĂźches dans les grandes villes de Honshu, mais le ciel peut ĂȘtre remarquablement dĂ©gagĂ©. C’est une pĂ©riode favorable pour apercevoir le mont Fuji depuis Tokyo ou les environs des Cinq Lacs. L’air sec amĂ©liore souvent la visibilitĂ©, mĂȘme si la neige et le froid demandent un Ă©quipement adaptĂ© dĂšs que l’on s’approche des rĂ©gions montagneuses.

Hiver japonais : neige, onsen et villes plus respirables

Hokkaido est une destination majeure pour les sports d’hiver et les paysages enneigĂ©s. À Sapporo, le festival de la neige anime traditionnellement fĂ©vrier, tandis que les stations de ski attirent une clientĂšle internationale. Plus au sud, les Alpes japonaises et Nagano permettent de combiner ski, ryokan et bains chauds. Les singes des neiges de Jigokudani sont souvent photographiĂ©s dans les sources thermales, mais les conditions de visite exigent de bonnes chaussures et un trajet prĂ©parĂ©.

Dans les villes, janvier a une tonalitĂ© plus intime aprĂšs les premiers jours de l’annĂ©e. Shƍgatsu, le Nouvel An japonais, donne lieu Ă  la premiĂšre visite de l’annĂ©e au sanctuaire ou au temple, appelĂ©e hatsumƍde. Le Seijin-no-hi, journĂ©e cĂ©lĂ©brant l’entrĂ©e dans l’ñge adulte des jeunes de vingt ans, apporte aussi une touche de couleur grĂące aux kimonos portĂ©s lors des cĂ©rĂ©monies. Ces dates sont intĂ©ressantes culturellement, mais les transports et certains commerces peuvent ĂȘtre plus compliquĂ©s autour du Nouvel An.

Le printemps tardif, notamment la seconde moitiĂ© de mai, est souvent sous-estimĂ©. AprĂšs la Golden Week, les visiteurs retrouvent des tempĂ©ratures douces, des jardins gĂ©nĂ©reux et une frĂ©quentation plus supportable. Ceux qui hĂ©sitent entre plusieurs pays Ă  cette pĂ©riode peuvent aussi comparer les destinations oĂč partir en mai, puis privilĂ©gier le Japon pour ses sentiers, ses marchĂ©s et ses paysages trĂšs verts.

ÉtĂ© au Japon : choisir les bonnes rĂ©gions plutĂŽt que renoncer

De juin Ă  aoĂ»t, la saison des pluies touche une grande partie du pays, surtout en juin et au dĂ©but de juillet. Elle ne signifie pas une pluie continue chaque jour, mais plutĂŽt une atmosphĂšre humide, des averses et un ciel changeant. Juillet et aoĂ»t deviennent chauds et lourds Ă  Tokyo, Kyoto ou Osaka. Les visites urbaines en milieu d’aprĂšs-midi peuvent ĂȘtre fatigantes, particuliĂšrement avec des enfants.

L’étĂ© fonctionne mieux avec une stratĂ©gie simple : se lever tĂŽt, faire une pause au moment le plus chaud et viser les rĂ©gions d’altitude ou les cĂŽtes. Les Alpes japonaises, Hokkaido et certains secteurs du Tohoku apportent une respiration bienvenue. C’est Ă©galement la pĂ©riode des matsuri, ces festivals locaux oĂč dĂ©filĂ©s, lanternes, tambours et stands de rue donnent une Ă©nergie incomparable aux soirĂ©es.

Mi-aoĂ»t correspond Ă  Obon, pĂ©riode oĂč de nombreux Japonais voyagent pour rejoindre leur famille. Les gares, trains et hĂ©bergements sont alors trĂšs sollicitĂ©s. Il est prĂ©fĂ©rable d’éviter ces quelques jours, sauf si les rĂ©servations sont faites longtemps Ă  l’avance et que l’objectif est prĂ©cisĂ©ment de vivre cette pĂ©riode de traditions. En Ă©tĂ©, le bon voyage ne consiste pas Ă  tout visiter : il consiste Ă  adapter le rythme au climat.

Quand partir au Japon avec moins de foule et un budget mieux maßtrisé

Les saisons les plus photogĂ©niques sont logiquement les plus demandĂ©es. Pour voyager confortablement, il faut donc faire la diffĂ©rence entre la frĂ©quentation touristique internationale, les congĂ©s japonais et les grands mouvements de vacances. Un beau sĂ©jour ne dĂ©pend pas seulement d’un paysage : il dĂ©pend aussi du temps passĂ© dans les transports, du prix des chambres et de la possibilitĂ© de respirer dans les lieux visitĂ©s.

Les estimations mensuelles de frĂ©quentation permettent de visualiser les pĂ©riodes sous pression. Les mois d’avril, juillet et octobre culminent autour de 1,24 Ă  1,28 million de visiteurs selon les donnĂ©es disponibles, tandis que dĂ©cembre et fĂ©vrier restent plus modĂ©rĂ©s, autour de 865 000 Ă  880 000. Mars, mai, juin, aoĂ»t et septembre occupent une position intermĂ©diaire, mais le calendrier des fĂȘtes peut tout changer d’une semaine Ă  l’autre.

Mois Fréquentation indicative Prix moyen A/R Paris-Tokyo Lecture pratique
FĂ©vrier Environ 880 000 visiteurs Environ 874 € Bon compromis pour l’hiver, les onsen et les villes.
Avril Environ 1,24 million de visiteurs Environ 1 056 € TrĂšs recherchĂ© pour les cerisiers, rĂ©servation anticipĂ©e indispensable.
Juillet Environ 1,28 million de visiteurs Environ 1 148 € Festivals intĂ©ressants, mais chaleur et humiditĂ© Ă©levĂ©es.
AoĂ»t Environ 1,11 million de visiteurs Environ 1 270 € CoĂ»t Ă©levĂ© et dĂ©placements difficiles autour d’Obon.
Septembre Environ 1,10 million de visiteurs Environ 886 € Tarifs souvent attractifs, avec un risque mĂ©tĂ©orologique Ă  surveiller.
Novembre Environ 1,18 million de visiteurs Environ 896 € TrĂšs beau pour les Ă©rables, surtout hors week-ends.

Ces montants de vols aller-retour entre Paris et Tokyo doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des repĂšres, non comme des prix garantis. En 2026, ils varient selon l’aĂ©roport de dĂ©part, l’escale, l’anticipation de rĂ©servation et la flexibilitĂ© sur les jours de voyage. Partir un mardi, accepter une escale raisonnable et comparer les aĂ©roports d’arrivĂ©e peuvent rĂ©duire sensiblement la facture.

Éviter Golden Week, Obon et Nouvel An sans renoncer aux grands sites

La Golden Week, gĂ©nĂ©ralement situĂ©e entre la fin avril et le dĂ©but mai, rassemble plusieurs jours fĂ©riĂ©s et dĂ©clenche de nombreux dĂ©placements domestiques. Les trains rapides, les hĂŽtels et les sites emblĂ©matiques sont alors trĂšs demandĂ©s. Autour du Nouvel An, entre la fin dĂ©cembre et le dĂ©but janvier, le mĂȘme phĂ©nomĂšne se produit dans une atmosphĂšre plus familiale et rituelle.

Pour s’éloigner des itinĂ©raires les plus prĂ©visibles, les Ăźles de Sado, Amami ou Yakushima sont de trĂšs belles pistes. Yakushima, connue pour ses forĂȘts humides et ses cĂšdres anciens, convient particuliĂšrement aux marcheurs. Sado mĂȘle littoral, traditions artisanales et paysages agricoles ; Amami permet de dĂ©couvrir un Japon subtropical, distinct des grandes mĂ©tropoles.

Un voyageur attentif au budget peut aussi choisir un hĂ©bergement Ă  deux ou trois stations de mĂ©tro des quartiers centraux. À Tokyo, dormir dans un secteur bien reliĂ© mais moins cĂ©lĂšbre permet souvent d’économiser sans sacrifier le confort. À Kyoto, passer une nuit dans une petite ville voisine peut ĂȘtre pertinent, Ă  condition de vĂ©rifier les derniers trains.

Le meilleur levier pour dĂ©penser moins n’est pas de rogner sur chaque plaisir : c’est d’éviter les semaines oĂč tout le pays veut se dĂ©placer en mĂȘme temps.

Quel mois partir au Japon selon vos envies de voyage et votre itinéraire

Choisir un mois de dĂ©part revient Ă  dĂ©finir une maniĂšre de vivre le pays. Un amateur de jardins historiques n’aura pas les mĂȘmes prioritĂ©s qu’une famille, qu’un passionnĂ© de randonnĂ©e ou qu’un voyageur attirĂ© par la gastronomie. Le Japon se prĂȘte particuliĂšrement bien aux itinĂ©raires construits autour d’un fil conducteur concret : les produits de saison, les bains thermaux, les poteries, les paysages volcaniques ou les grandes lignes de train.

Pour les amateurs de villes et de patrimoine, avril hors Golden Week ou novembre en semaine restent des choix trĂšs solides. Tokyo, Kyoto, Nara et Kanazawa se visitent facilement, avec une mĂ©tĂ©o gĂ©nĂ©ralement agrĂ©able pour la marche. Pour un voyage centrĂ© sur la nature, mai, octobre et le dĂ©but de l’hiver offrent de bonnes conditions sur de nombreux sentiers, sous rĂ©serve de vĂ©rifier l’ouverture des parcours d’altitude.

Construire un itinéraire de quinze jours sans multiplier les valises

Un premier sĂ©jour de quinze jours peut dĂ©buter par quatre nuits Ă  Tokyo, se poursuivre vers Hakone ou les Cinq Lacs pour apercevoir le Fuji, puis rejoindre Kyoto pour quatre nuits. Nara s’intĂšgre en excursion, tandis qu’Osaka apporte une Ă©tape gourmande et vivante. Kanazawa ou Hiroshima peuvent complĂ©ter le parcours selon vos prĂ©fĂ©rences, mais il vaut mieux renoncer Ă  une ville que transformer le voyage en succession de quais et de check-in.

La question du volcan revient naturellement lorsque l’on prĂ©pare une carte du pays. Le mont Fuji est le plus cĂ©lĂšbre, mais l’archipel compte de nombreux reliefs actifs ou endormis, qui façonnent sources chaudes et paysages. Pour enrichir cette curiositĂ© Ă  la maison comme en voyage, un dĂ©tour par les mots croisĂ©s autour des volcans japonais peut offrir un prĂ©texte ludique pour retenir quelques noms et mieux situer les rĂ©gions.

La gastronomie constitue un autre excellent fil conducteur. Au printemps, recherchez les pousses de bambou, les légumes jeunes et les douceurs parfumées au sakura. En automne, les champignons, le riz nouveau, les chùtaignes et les poissons de saison donnent un relief particulier aux repas. En hiver, les bouillons, les grillades et les plats mijotés apportent un réconfort simple aprÚs les visites.

Un détail peut changer le confort quotidien : adaptez vos horaires aux habitudes locales. Prenez un petit déjeuner consistant, déjeunez légÚrement hors des rues les plus touristiques, puis réservez le dßner dans un quartier vivant. Les restaurants de proximité, souvent modestes en apparence, peuvent offrir une cuisine précise et généreuse. Le plaisir se trouve parfois dans un comptoir de huit places, dans une soupe de nouilles bien faite ou dans une pùtisserie achetée avant de monter dans le train.

Avant de rĂ©server, notez sur une feuille vos trois prioritĂ©s rĂ©elles : voir les sakura, marcher dans les Ă©rables, skier, dĂ©couvrir les Ăźles ou manger au rythme des saisons. VĂ©rifiez ensuite les fĂȘtes japonaises et les tempĂ©ratures de chaque Ă©tape. Le bon mois est celui qui laisse au voyage la place de respirer, plutĂŽt que celui qui cherche Ă  tout cocher.

Quelle est la meilleure période pour voir les cerisiers au Japon ?

Pour Tokyo, Kyoto et Osaka, la pĂ©riode la plus recherchĂ©e se situe gĂ©nĂ©ralement entre fin mars et dĂ©but avril. Hokkaido fleurit plus tard, souvent entre fin avril et dĂ©but mai, tandis qu’Okinawa connaĂźt une floraison bien plus prĂ©coce, dĂšs janvier ou fĂ©vrier.

Quel est le meilleur mois pour voir les érables rouges au Japon ?

Novembre est souvent le mois le plus favorable autour de Kyoto, Nara, Osaka et Tokyo. Les régions montagneuses, comme Nikko ou Nagano, peuvent offrir de trÚs belles couleurs dÚs octobre.

Quelles périodes faut-il éviter pour voyager au Japon ?

La Golden Week, de fin avril Ă  dĂ©but mai, Obon vers la mi-aoĂ»t et les fĂȘtes du Nouvel An sont les pĂ©riodes les plus dĂ©licates pour les rĂ©servations et les transports. Les prix et l’affluence y sont souvent plus Ă©levĂ©s.

Peut-on visiter le Japon en été ?

Oui, Ă  condition d’adapter le programme. Les villes sont chaudes et humides, mais les festivals d’étĂ© sont remarquables. PrivilĂ©giez les visites tĂŽt le matin, les rĂ©gions d’altitude, Hokkaido ou les zones cĂŽtiĂšres.

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