Mai offre ce que beaucoup de voyageurs recherchent sans toujours le trouver : une lumière généreuse, des journées assez longues pour ralentir, et des destinations qui n’ont pas encore basculé dans l’agitation de l’été. C’est le bon moment pour marcher dans une ville ancienne sans chercher l’ombre à chaque coin de rue, réserver une table face à la mer sans des semaines d’anticipation, ou s’offrir une baignade dans une crique encore paisible.
Pour choisir où partir en mai, il faut moins chercher une promesse de chaleur absolue qu’un équilibre : une météo agréable, une nature vivante, des transports praticables et une vraie place laissée aux rencontres. De la Méditerranée aux îles atlantiques, de l’Asie du Sud-Est aux Caraïbes, certaines terres se prêtent particulièrement bien à cette parenthèse douce, entre découvertes, gastronomie et repos.
| Peu de temps ? Voici l’essentiel : |
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| Point clé n°1 : la Méditerranée est idéale en mai pour combiner patrimoine, terrasses, randonnées et premières baignades. |
| Point clé n°2 : les Açores, Madère et le Costa Rica conviendront aux voyageurs qui privilégient les paysages, même avec quelques averses. |
| Point clé n°3 : pour Bali, les Bahamas ou la Riviera Maya, réservez tôt : mai reste plus serein que l’été, mais les bons hébergements partent vite. |
| Point clé n°4 : ne choisissez pas seulement selon la température : la durée du voyage, le rythme souhaité et les activités comptent tout autant. |
Où partir en mai au soleil en Méditerranée sans subir la foule
La Méditerranée est une réponse simple et solide à la question « où partir en mai ? ». Les températures deviennent confortables, la végétation garde encore les couleurs du printemps et les villages retrouvent une douceur de vivre qui s’efface parfois en juillet et en août. Pour un séjour de quelques jours comme pour une semaine complète, le sud de l’Europe permet d’éviter les longs vols tout en offrant une vraie sensation de dépaysement.
La Sicile reste l’une des destinations les plus généreuses à cette période. Le mois de mai convient particulièrement à celles et ceux qui veulent mêler visites, balades et plaisirs de table. À Palerme, les marchés de Ballarò et du Capo donnent la mesure d’une cuisine populaire, franche et très vivante : agrumes, pistaches, poissons grillés, arancini et cannoli y racontent le territoire mieux qu’un long discours.
Plus à l’est, Syracuse et l’île d’Ortygie se découvrent volontiers en fin d’après-midi, quand la pierre claire prend une teinte dorée. Les ruelles, les petits balcons fleuris et les terrasses animées créent un cadre très simple, mais profondément attachant. Une journée sur les pentes de l’Etna, suivie d’un dîner dans un village viticole, permet de comprendre que l’île ne se réduit pas à ses plages : elle possède une identité façonnée par le volcan, les cultures grecques, arabes, normandes et espagnoles.
L’Andalousie est une autre valeur sûre pour un voyage en mai. Séville, Cordoue et Grenade composent un itinéraire dense, mais très équilibré. Les patios sont en fleurs, les jardins restent agréables à parcourir et la chaleur, souvent présente, demeure plus supportable qu’au cœur de l’été. À Séville, il est utile de vérifier les dates exactes des grandes fêtes locales avant de réserver : certaines célébrations printanières transforment la ville et font monter les tarifs des hôtels.
Le triangle formé par Séville, Cordoue et Grenade mérite au moins cinq jours. L’Alcazar de Séville, la Mezquita de Cordoue et l’Alhambra de Grenade demandent une réservation anticipée, surtout pour les créneaux du matin. Il serait dommage de les visiter au pas de course. Prévoyez plutôt des pauses : une soupe froide au tomate, des tapas dans un quartier moins central, ou une promenade dans les villages blancs de la Sierra de Grazalema. C’est souvent là que se trouve la vraie respiration du séjour.
Pour prolonger l’envie de soleil sans quitter l’espace méditerranéen, Malte offre une alternative à la fois compacte et dépaysante. La Valette se visite à pied, entre balcons en bois, fortifications et perspectives maritimes. L’archipel est marqué par l’histoire des chevaliers de Saint-Jean, par les influences italiennes, britanniques et arabes ; cette superposition se ressent dans la langue, l’architecture et les assiettes.
Le bon geste consiste à ne pas concentrer tout le voyage sur l’île principale. Gozo propose une atmosphère plus rurale, des chemins de randonnée et des criques où la baignade devient envisageable lorsque le vent tombe. Marsaxlokk, avec ses bateaux colorés et ses restaurants de poisson, convient bien à un déjeuner sans cérémonie. Commandez une ftira, pain garni emblématique de l’archipel, et prenez le temps de comparer les produits de la mer proposés ce jour-là .
- Pour un premier séjour méditerranéen : choisissez la Sicile pour les paysages et la gastronomie.
- Pour un voyage culturel rythmé : privilégiez l’Andalousie et ses grandes villes historiques.
- Pour une semaine compacte entre mer et patrimoine : optez pour Malte et Gozo.
- Pour rester en France : la Corse propose en mai des sentiers et des plages nettement plus calmes qu’en été.
La Corse mérite également l’attention des voyageurs qui souhaitent limiter les distances. La mer peut rester fraîche, mais les calanques de Piana, Bonifacio, le Cap Corse ou la Balagne prennent une tout autre dimension lorsqu’ils ne sont pas saturés de visiteurs. Les amateurs de paysages contrastés pourront aussi consulter cette sélection pour choisir entre mer et montagne en France et construire une escapade adaptée à leur rythme.
Une destination méditerranéenne réussie en mai ne repose pas sur un programme chargé. Elle se joue dans l’alternance : un site majeur le matin, un déjeuner local, puis une plage, un jardin ou un village en fin de journée. Le vrai luxe de mai est de pouvoir faire moins, mais de mieux profiter.

Où partir en mai pour une nature spectaculaire et des températures douces
Pour certaines vacances, la plage n’est pas l’objectif principal. Ce qui compte, c’est de marcher dans des paysages ouverts, de voir une végétation exubérante, de respirer un air plus frais et de retrouver un rapport direct aux éléments. En mai, les îles de l’Atlantique et les territoires volcaniques offrent ce mélange précieux entre douceur climatique et sensation de grand large.
Les Açores, archipel portugais posé au milieu de l’Atlantique, répondent parfaitement à cette envie. Il ne faut pas y chercher un soleil immobile ni une météo parfaitement lisse. Une averse peut passer, le brouillard peut recouvrir un lac de cratère, puis le ciel s’ouvrir très vite. Cette instabilité fait partie de l’expérience et explique la puissance des verts, des fougères et des pâturages qui dessinent les îles.
São Miguel constitue souvent la meilleure porte d’entrée. Autour de Sete Cidades, les lacs nichés dans une ancienne caldeira créent un décor saisissant, surtout tôt le matin lorsque les belvédères sont encore calmes. Furnas mérite aussi une halte : les sources chaudes et les fumerolles rappellent que l’activité volcanique est partout présente. Certains restaurants y préparent le cozido, un plat longuement cuit grâce à la chaleur géothermique du sol. Voilà une manière très concrète de goûter le paysage.
Les voyageurs disposant de davantage de temps peuvent rejoindre Pico, Faial ou Flores. Flores séduit par ses cascades, ses reliefs humides et son impression de bout du monde. Pico attire avec son volcan et ses vignobles classés, plantés dans un sol noir de lave. Dans tous les cas, prévoyez des chaussures adaptées, une veste imperméable légère et un sac qui protège vos affaires. Aux Açores, s’habiller en couches n’est pas un détail : c’est ce qui permet de profiter de la journée sans subir les changements de temps.
Mai est aussi une période intéressante pour les sorties d’observation des cétacés. Les opérateurs sérieux privilégient une approche respectueuse, limitent la proximité et n’assurent jamais une rencontre. C’est précisément ce qui rend l’expérience plus juste : apercevoir un cachalot ou des dauphins dans leur environnement ne relève pas d’un spectacle programmé. Il convient de choisir une structure engagée dans le respect de la faune et de rester attentif aux consignes.
Madère offre une autre lecture de l’Atlantique. L’île est plus construite, plus verticale, avec des jardins soignés, des levadas et des falaises qui tombent dans l’océan. Depuis Funchal, les itinéraires de randonnée sont faciles à organiser, mais il ne faut pas sous-estimer les dénivelés. La traversée entre Pico do Arieiro et Pico Ruivo est remarquable, toutefois elle exige de vérifier l’état des sentiers et la météo avant le départ.
Les voyageurs qui aiment les jardins seront particulièrement à leur aise à Funchal. Les bougainvilliers, les arbres tropicaux, les massifs fleuris et les marchés colorés donnent à la ville un caractère vivant. En revanche, la mer peut être fraîche en mai et les plages de sable fin ne constituent pas le premier atout de Madère. Il faut y aller pour les panoramas, les chemins bordés d’eau, les produits locaux et une certaine idée de l’île-jardin.
Le Cap-Vert, plus sec et plus minéral, convient à celles et ceux qui recherchent le soleil avec des paysages volcaniques. Sur Sal, les plages et les excursions sont faciles d’accès. Santo Antão s’adresse davantage aux marcheurs : vallées cultivées, sentiers escarpés et villages accrochés aux reliefs y composent une île plus verdoyante. La cuisine locale mérite une place dans le programme, notamment la cachupa, plat mijoté à base de maïs, de légumes et, selon les recettes, de poisson ou de viande.
Pour une courte escapade plus continentale, le Maroc reste très agréable avant les grandes chaleurs estivales. Marrakech, Essaouira, le Haut-Atlas et les portes du désert peuvent se combiner avec mesure, en évitant de vouloir tout voir en quelques jours. Pour préparer un itinéraire cohérent, cette page consacrée aux plus belles destinations marocaines pour un séjour ensoleillé apporte aussi des pistes utiles, y compris pour comprendre les différences entre l’Atlantique, les villes impériales et les zones montagneuses.
Choisir une destination nature en mai demande une petite souplesse. Une journée nuageuse aux Açores, une brume sur les sommets de Madère ou du vent au Cap-Vert ne gâchent pas le voyage : ils en changent la texture. Quand le paysage est le cœur du séjour, la météo ne se consomme pas ; elle s’observe.
Où partir en mai au soleil pour vivre l’Asie autrement
L’Asie demande davantage de précision lorsqu’on envisage un départ au mois de mai. Les climats sont très différents d’un pays à l’autre et les saisons des pluies peuvent modifier profondément un itinéraire. Il ne suffit donc pas de regarder une moyenne de température : il faut savoir ce que l’on souhaite faire sur place, quelle région visiter et quelle place laisser aux déplacements.
Bali entre généralement dans une période plus sèche, ce qui en fait un choix pertinent pour mêler plages, temples, rizières et activités de plein air. L’île est séduisante, mais elle mérite mieux qu’un séjour construit uniquement autour de lieux très fréquentés. Seminyak, Canggu ou Uluwatu attirent pour leurs plages et leurs restaurants, tandis qu’Ubud reste une base intéressante pour découvrir les rizières, les ateliers d’artisans et les temples de l’intérieur.
Le bon équilibre consiste à répartir le séjour entre deux ou trois zones. Par exemple, quelques nuits près d’Ubud permettent de partir tôt vers les rizières de Jatiluwih, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, ou de visiter Tirta Empul avec une tenue appropriée. Ensuite, une étape sur la côte offre un rythme plus lent. Jimbaran est apprécié pour ses dîners de poissons grillés face à la mer, quand Sanur reste plus calme que certaines plages de l’ouest.
La randonnée au mont Batur est souvent proposée au lever du soleil. Elle peut être belle, à condition de partir avec un guide local sérieux, de prévoir une veste pour l’altitude et d’accepter un départ très matinal. Cet exemple dit quelque chose d’important sur Bali : les expériences les plus populaires gagnent à être choisies avec soin, en évitant les groupes trop nombreux et les horaires où tout le monde arrive en même temps.
Il est également essentiel de considérer l’impact de son séjour. L’eau douce, la gestion des déchets et la pression touristique sont des sujets concrets sur l’île. Préférez les hébergements qui limitent les bouteilles en plastique, remplissez votre gourde, respectez les codes vestimentaires dans les temples et ne traitez pas les cérémonies comme un décor. Un voyage devient plus riche dès lors qu’il s’accorde aux usages du lieu.
La Corée du Sud propose une ambiance très différente. En mai, le climat est souvent agréable pour les promenades urbaines et les excursions, tandis que les parcs sont encore fleuris. Séoul permet de passer d’un palais royal à un quartier ultramoderne en quelques stations de métro. Gyeongbokgung, Changdeokgung et le village de Bukchon offrent une première approche de l’histoire coréenne, mais il faut aussi prendre le temps des marchés, des cafés de quartier et de la cuisine de rue.
Un repas simple dans un petit établissement peut devenir un excellent repère : bibimbap, mandu, nouilles froides ou barbecue coréen racontent un art du partage et de l’assaisonnement. Pour éviter de tout réduire à Séoul, ajoutez Gyeongju. Cette ancienne capitale du royaume de Silla est souvent décrite comme un musée à ciel ouvert, avec ses tumulus, ses temples et ses étangs. Elle se parcourt sans précipitation, idéalement à vélo ou à pied.
L’île de Jeju complète bien un circuit coréen. Ses paysages volcaniques, ses falaises et ses sentiers côtiers apportent une pause plus naturelle. En mai, les champs de colza peuvent encore colorer certaines zones de jaune, selon l’altitude et l’avancée de la saison. La cuisine y met volontiers les produits de la mer à l’honneur, ce qui donne une autre profondeur au voyage.
- Choisissez une région principale plutôt que de multiplier les vols intérieurs.
- Réservez les premières nuits, puis gardez un peu de souplesse pour les étapes suivantes.
- Consultez les conditions météo locales quelques jours avant le départ, surtout pour les activités de montagne.
- Respectez les usages culturels, notamment dans les lieux de culte et les maisons traditionnelles.
Le Japon peut aussi séduire en mai, notamment pour les villes, les montagnes et les jardins. Les dernières floraisons peuvent encore être observées dans certaines régions plus froides, mais le célèbre hanami n’est pas garanti partout à cette date. Mieux vaut éviter de construire tout le voyage autour des cerisiers : Kyoto, Kanazawa, Tokyo ou les Alpes japonaises ont bien d’autres raisons de retenir l’attention.
En Asie, le mois de mai récompense les itinéraires construits avec réalisme. Une île indonésienne et une péninsule coréenne ne se vivent ni au même rythme ni avec les mêmes attentes. Le meilleur choix est celui qui laisse de la place au climat, aux coutumes et à la lenteur nécessaire pour comprendre un pays.
OĂą partir en mai pour des plages tropicales et une mer chaude
Lorsque l’objectif est de se baigner, de pratiquer le snorkeling ou de simplement vivre plusieurs jours au bord d’une eau chaude, les Caraïbes et l’Amérique centrale entrent naturellement dans la sélection. Mai se situe souvent à une période de transition : l’affluence de la haute saison baisse dans plusieurs zones, tandis que les conditions restent très favorables. Il faut toutefois accepter une humidité plus marquée et surveiller les prévisions locales avant de réserver les excursions maritimes.
Les Bahamas incarnent la vision la plus immédiate de l’évasion tropicale : eau translucide, sable clair, petits îlots et végétation basse battue par les vents marins. L’archipel compte plus de 700 îles et îlots, mais seuls certains sont habités. Pour un premier séjour, Nassau et New Providence sont pratiques grâce aux liaisons aériennes et à l’offre d’hébergements. Pourtant, les Exumas, Eleuthera ou Andros révèlent une atmosphère plus tranquille, avec davantage d’espace.
Aux Bahamas, l’activité la plus simple reste souvent la meilleure : une sortie en bateau vers un banc de sable, une baignade près d’un récif ou quelques heures de palmes-masque-tuba. Les célèbres cochons nageurs des Exumas attirent beaucoup de monde. Si vous choisissez cette excursion, privilégiez un opérateur qui ne nourrit pas les animaux de manière excessive et qui rappelle les règles de distance. La protection de la faune ne doit pas être sacrifiée à une photo.
Andros intéressera davantage les plongeurs et les voyageurs attirés par les environnements marins. Les récifs et les trous bleus demandent d’être abordés avec un encadrement adapté, particulièrement pour la plongée sous-marine. La mer donne une impression de facilité, mais les courants, la profondeur et le soleil tropical méritent une vraie vigilance. Crème solaire respectueuse des milieux marins, hydratation et écoute du guide sont des réflexes simples mais essentiels.
La Riviera Maya, au Mexique, permet de combiner plage et patrimoine. Tulum, Playa del Carmen et les environs de Cancún donnent accès à des eaux caribéennes lumineuses, mais l’intérêt majeur de la région tient à la diversité des expériences. Une journée sur le littoral peut être suivie d’une visite de site maya, d’une baignade dans un cénote ou d’un repas dans un village de l’intérieur.
Chichén Itzá reste impressionnant, mais il est préférable d’y aller très tôt et de ne pas négliger des sites plus calmes comme Cobá ou Ek’ Balam. Les cénotes constituent une expérience singulière : ces cavités naturelles reliées à un vaste réseau souterrain avaient une importance spirituelle majeure pour les Mayas. Dans l’eau fraîche, sous les racines et les formations calcaires, on mesure immédiatement qu’il ne s’agit pas d’une simple piscine naturelle.
Pour profiter de ces lieux avec respect, évitez de vous baigner avec des produits cosmétiques sur la peau, suivez les règles affichées et choisissez des sites qui limitent leur fréquentation. Le tourisme apporte des revenus importants dans la péninsule du Yucatán, mais il peut aussi fragiliser les ressources en eau et les écosystèmes côtiers. Une attention concrète aux gestes les plus ordinaires fait une différence.
Le Costa Rica offre une version plus active du voyage tropical. En mai, le pays entre dans ce que l’on appelle volontiers la saison verte. Des pluies courtes, souvent en fin de journée, peuvent survenir. En échange, les forêts deviennent somptueuses, certaines fréquentations diminuent et les paysages donnent toute leur mesure.
| Destination | Ambiance de mai | À privilégier | À anticiper |
|---|---|---|---|
| Bahamas | Chaleur tropicale et mer lumineuse | Exumas, snorkeling, plages calmes | Sorties en bateau et protection solaire |
| Riviera Maya | Plage, culture maya et cénotes | Tulum, Cobá, baignades en eau douce | Visites tôt le matin et transports |
| Costa Rica | Nature très verte avec averses possibles | Parcs, faune, surf et randonnées | Vêtements légers imperméables |
À Manuel Antonio ou Monteverde, les paresseux, singes, oiseaux et iguanes ne sont jamais garantis, mais la biodiversité se découvre à chaque détour de sentier. Le meilleur réflexe est de réserver une visite avec un guide naturaliste local : il repère ce qu’un œil non entraîné ne voit pas et explique les comportements sans déranger les animaux.
Un voyage tropical en mai fonctionne d’autant mieux qu’il ne cherche pas à remplir chaque heure. Les pluies, lorsqu’elles arrivent, invitent parfois à un déjeuner prolongé, à une sieste ou à une conversation avec les habitants. Dans les tropiques, le beau temps ne se mesure pas seulement au ciel bleu, mais à la qualité de ce que l’on vit entre deux baignades.
OĂą partir en mai selon votre budget, votre rythme et vos envies de voyage
La meilleure destination de mai n’est pas forcément la plus lointaine ni la plus photogénique. Elle dépend surtout du temps dont vous disposez, de votre budget réel et de l’énergie que vous souhaitez consacrer aux transports. Une semaine en Sicile peut être plus reposante qu’un long-courrier de huit jours, tandis qu’un voyage au Costa Rica aura davantage de sens avec au moins dix à douze nuits pour absorber les trajets et les changements de rythme.
Pour un séjour de trois à cinq jours, privilégiez les destinations accessibles avec peu de correspondances : Andalousie, Malte, Sicile, Portugal ou Corse. Elles permettent de poser ses valises rapidement et de consacrer l’essentiel du temps à l’expérience sur place. Le Portugal, par exemple, se prête à plusieurs formats. Lisbonne et Sintra conviennent à un week-end prolongé ; l’Algarve réclame un peu plus de temps si l’on veut alterner villages, falaises et plages.
Les voyageurs qui souhaitent rouler peuvent envisager un road trip. En mai, les routes sont souvent plus fluides qu’en été, mais il faut garder des étapes raisonnables. En Andalousie, un circuit Séville-Cordoue-Grenade-Malaga fonctionne bien si l’on prévoit deux nuits dans certaines villes au lieu de changer d’hôtel chaque soir. En Sicile, Palerme, Cefalù, l’Etna et Syracuse forment un bel axe, à condition de ne pas sous-estimer les temps de conduite sur les routes secondaires.
Pour les séjours plus longs, Bali, la Corée du Sud, le Costa Rica ou les Bahamas permettent de prendre le temps. L’erreur fréquente consiste à vouloir cocher tous les sites. Une famille fictive, les Martin, part par exemple onze jours au Costa Rica : plutôt que de traverser le pays en tous sens, elle choisit La Fortuna, Monteverde et le Pacifique. Résultat : moins d’heures de voiture, plus de randonnées, de rencontres et de temps pour observer les animaux. Cette logique vaut partout.
Préparer un départ en mai avec des choix simples et utiles
Avant de réserver, posez-vous quatre questions : voulez-vous surtout vous baigner, marcher, manger, visiter ou vous reposer ? Combien de temps pouvez-vous réellement consacrer au trajet ? Quel niveau d’imprévu acceptez-vous ? Enfin, préférez-vous une destination où l’on peut improviser ou un séjour qui demande des réservations précises ? Ces réponses orientent naturellement le choix.
Le budget ne se limite pas au prix du billet d’avion. Il faut intégrer les transferts, les assurances, les repas, la location de voiture, les droits d’entrée, les pourboires et les activités. Une destination apparemment abordable peut devenir coûteuse si elle impose des déplacements fréquents. À l’inverse, un billet plus cher peut être compensé par une vie quotidienne moins onéreuse sur place.
Mai comprend aussi plusieurs jours fériés en France, ce qui peut modifier fortement les prix et la disponibilité des vols. Partir juste après un week-end prolongé est souvent plus judicieux que viser les dates les plus demandées. Réserver les transports principaux à l’avance, puis conserver une marge de souplesse pour les repas et les petites excursions, est une méthode équilibrée.
Les voyageurs retraités ou ceux qui cherchent un rythme calme ont intérêt à privilégier des étapes longues, des logements centraux et des destinations où l’on peut se déplacer facilement à pied. Cette sélection de destinations adaptées aux retraités en 2026 peut aider à comparer les critères utiles : accessibilité, confort, soins éventuels et qualité du quotidien. Il ne s’agit pas de voyager moins loin, mais de voyager avec davantage de confort et de bon sens.
Enfin, emportez une valise pensée pour la saison plutôt qu’une valise d’été automatique. Un pull léger, une veste imperméable compacte, de bonnes chaussures de marche et une tenue plus habillée pour le soir rendent service dans la plupart des destinations de cette sélection. En Méditerranée, les soirées peuvent être fraîches ; dans les régions tropicales, une protection contre la pluie est indispensable ; en Asie, une tenue couvrante est parfois nécessaire pour les temples.
Si mai vous donne envie de planifier vos prochaines échappées, le calendrier des saisons peut aussi guider vos projets futurs. Pour comparer les atmosphères estivales, cette page sur les destinations où partir au soleil en juillet permet de mesurer ce qui change lorsque la haute saison s’installe. Le contraste est souvent révélateur : en mai, la même destination offre parfois plus de silence, de disponibilité et de spontanéité.
La décision la plus utile peut être prise dès maintenant : choisissez votre priorité, bloquez vos dates, puis limitez votre itinéraire à quelques lieux bien choisis. Un voyage de mai réussi commence rarement par une liste interminable ; il commence par le désir clair de savourer le temps retrouvé.
Quelle destination est la plus chaude en mai ?
Les Bahamas, la Riviera Maya, Bali et le Costa Rica offrent généralement une chaleur tropicale en mai. Pour un soleil plus doux et moins humide, la Sicile, Chypre, Malte ou l’Andalousie sont souvent plus confortables.
Où partir en mai sans prendre l’avion trop longtemps ?
La Sicile, Malte, l’Andalousie, le Portugal, la Corse, Madère et les Açores constituent de bonnes options depuis la France. Elles permettent de partir quelques jours tout en profitant d’un vrai changement de décor.
Peut-on se baigner en Méditerranée au mois de mai ?
Oui, surtout dans le sud de l’Italie, à Chypre, à Malte ou en Andalousie, mais la température de l’eau reste variable selon les années et le vent. Les plus sensibles au froid privilégieront une piscine chauffée ou les destinations tropicales.
Les Açores sont-elles une bonne idée en mai ?
Oui, particulièrement pour la randonnée, les paysages volcaniques et l’observation des cétacés. Il faut simplement accepter une météo changeante et prévoir des vêtements adaptés à la pluie et au vent.
Faut-il réserver longtemps à l’avance pour voyager en mai ?
Il est préférable de réserver les vols, les hébergements les mieux situés et les visites majeures plusieurs semaines à l’avance, surtout autour des jours fériés. Les restaurants et les petites activités peuvent souvent rester plus flexibles.


